Traverser la nuit

Résumé: Vilor est flic. Flic dans une toute petite ville où rien ne se passe. Et pourtant, le mal y pointe son nez comme partout : la preuve, il y a un meurtre.
Pour Vilor, c’est important bien sûr cette histoire de meurtre, mais ce qui l’est tout autant, c’est Blanche, la fille du mort. Parce que tous les hommes tombent raides dingues rien qu’en la regardant, et que Vilor est un homme comme les autres…

Avis: J’ai failli abandonner plus d’une fois. Le début est très, très long. C’est pourtant un livre relativement court (219 pages).  Seulement la fin était intéressante. Mais l’ambiance du livre était très suffocante et me mettait mal à l’aise. Cette impression se renforce de plus en plus dans les dernières pages jusqu’à devenir malsaine.  C’est vraiment une lecture qui vous fait réfléchir, vous vous sentez mal, mais pourquoi ?

Parce-que tout le monde regarde Blanche comme un cheval de course, parce que la vie des voisins n’est pas secrète et que le mal est présent de l’intérieur dans ce village depuis des années sans que personne ne fassent quelque chose. Tout les hommes sont aux pieds de Blanche, même les vieux, tout ça parce qu’elle a un corp de femme sublime à dix-sept ans. Alors oui, elle joue avec le fait que n’importe qui perde ses moyens devant elle, et on se rend compte durant la lecture qu’ils le savent, ils savent tous qu’elle s’amuse, qu’elle veut qu’on lui prouve qu’on vaut mieux que tout les autres, alors qu’en vérité, elle s’en fiche pas mal. Mais tout le monde veut quand même l’impressionner, on dirait des chevaux enragés se ruant volontairement vers un gouffre. Pour atteindre une chose inatteignable. Le bien et le mal de ce livre est, au final, très fragile, et faussé. On nous dit des choses, et on continue sa vie comme si de rien était, comme si untel ne frappait pas sa femme. Vers la fin du livre, on se rend compte que le mal ou le bien, ce n’est même pas le plus important, le plus important c’est la cause des actes. Pourquoi un homme agit comme ça ? Pourquoi les hommes en général sont tous là à regarder Blanche en bavant alors qu’elle veut simplement être libre comme n’importe quelle adolescente de dix-sept ans. Sans une demande en mariage de Vilor, sans un beau bracelet qui a ruiné l’agriculteur qui lui a offert, sans les avances du maire. J’en ai voulu à l’auteur, qui est une femme, de montrer Blanche comme un objet, de l’exposer comme un bijou , comme de la )poussière d’or qui s’envole au moindre coup de vent pour aller se déposer quelques centimètres plus loin. Mais lorsqu’on avance, on aperçoit un truc, c’est comme ça que les hommes la perçoivent, ils la voient comme un ange, pur. Et ils sont tous obsédé par une seule chose, que se soit eux, et seulement eux, qui puissent coucher avec elle. Et je n’ai pas l’habitude de parler comme ça, mais c’est vraiment ça : ils veulent la baiser. Rien d’autre, ils se consument petit à petit pour essayer d’atteindre Blanche. Et aucun n’y arrivent.

J’avais présente la fin vers le milieu du livre, enfin c’est ce que je pensais, parce-qu’en vrai, c’est pas ça, c’est plus compliqué qu’un meurtre et une fille tellement belle que les hommes brûlent en la regardant. La justice, elle n’est pas toujours juste, mais ça ne veut pas dire qu’une action est soit forcément noire, soit forcément blanche, même lorsqu’elle est radicale. On ne suit pas des hommes dans ce livres, on suit des animaux, j’avais déjà cette impression lors des premières pages, mais ça augmente encore et encore au fils des pages. Et même si la fin nous donne l’explication des premiers tiers du roman, j’ai eu du mal avec le début, je haïssais la façon dont Blanche était partout, dont les gens la voyait non pas elle, mais son corps. Et l’enquête était délaissé durant la moitié du roman. Les personnages sont vraiment détestables, et c’est dur de continuer à lire lorsqu’on nous parle de tous les voisins et de tous leurs vices alors qu’il y a eu un meurtre ! Et même si tout prend sens  la fin, ça freine tellement la lecture que ça ne rattrape pas. Mais d’un autre côté, il fallait que ce soit comme ça au vu de la fin.

Je viens juste de finir ce livre et je ne sais sincèrement pas quoi en penser. La seule chose que je sais est que les hommes sont faibles, on se laisse aller à des instincts primitifs en sachant parfaitement que c’est mal. On laisse faire parce que c’est ce qu’on nous demande. Et même si on fait quelque chose, il se passe quoi, ensuite ? Si les gens cèdent à ce qu’ils ressentent, si nous sommes plus capable de voir au-delà que la surface, et si on devient mauvais pour pouvoir toucher cette beauté ? Quitte à se brûler, après tout, il y a mille façon plus horrible de se faire brûler. Dans cette mentalité, on arrive pas à avancer. Et on a envie de leur hurler que c’est pas normal d’être comme ça, qu’il ne faut pas s’arrêter aux apparences, que le plus important de la vie, ce n’est pas ça, on continue dans ce climat de foire animale.

A dire vrai, je suis perdue, je ne sais vraiment pas quelle note mettre, pourtant je le savais parfaitement avant de lire les trente dernières pages, les épilogues de ce romans sont la clé, même si on se doutait de la fin dans les dernières lignes lignes. Ce monde qui semblent tellement banal et ennuyant durant les deux premiers tiers est en fait simplement pourri, et même si on le sait, car on le voit à la façon dont le héro nous raconte que les hommes attendent désespérément pour une danse avec Blanche, à la façon dont une mère bat son fils jusqu’à ce qu’il devienne stupide, et à toutes ces autres choses qu’on voit au fur et à mesure du roman.

Et c’est vraiment horrible, au final. Le mal eclipse le reste. Ce roman est vraiment dérangeant, mais si jamais vous vous lancez dans cette lecture, ne l’abandonnait pas, même si vous avez envie de brûler ce bouquin à cause de ces personnages, même si vous avez du mal à reprendre la lecture une fois arrêté, il faut aller jusqu’au bout. Et même si au bout, vous vous sentez encore plus mal qu’au début, c’est important. Parce que le plus important ce n’est pas ce qu’on apprend à la fin, c’est comment les gens se comporte, et ce qui se passe lorsque l’homme se rapproche plus du sauvage que n’importe quoi d’autre.

Alors je suis désolée pour cet article, car je ne me relis pas, je ne réfléchit pas, et il est surement incompréhensible, mais je suis en colère. Et je pense que c’est le but de l’auteure aussi. Sauf que là, je ne peux pas vous dire si j’ai aimé ou pas, parce que la fin ne peut ^pas rattraper le début, mais en même temps, le début ne peux pas être autrement pour qu’on prenne conscience des choses. Et je crois que je vais faire quelque chose que je ne ferais jamais, même pour des livres dérangeant comme celui-ci, mais je ne peux pas le noter. Du moins pas maintenant, sauf que c’est un article à chaud. Et je vais le poster dès que j’aurais fini d’écrire, et j’ai écrit dès que j’ai fini de lire.

Donc voilà, et si vous l’avez lu, je vous en supplie, laissez un commentaire ! Parce que je ne sais vraiment pas quoi faire de cette lecture.

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